Avec les saints Louis et Zélie, poursuivre la mission
Mission « découverte et espérance »
En février, une mission de 10 jours visitait six paroisses (Boulogne-Billancourt -Sainte Thérèse puis Sainte Cécile- Clichy en passant par Gennevilliers, Asnières, Villeneuve la Garenne). Un périple sous le sceau de la diversité, de la ferveur.
La diversité

La diversité se situait à tous les niveaux ; sociologie allant d’une population française relativement homogène jusqu’à une paroisse avec une quarantaine de nationalités, diversité d’âges, d’attentes spirituelles, de sensibilités ecclésiales.
Le groupe scolaire « Sœur Marguerite » de Clichy, un ensemble scolaire flambant neuf, avait fait un travail préparatoire soigné avant la venue des reliques. Il impliquait corps enseignants, parents actifs en pastorale et plus de 250 enfants du primaire et collégiens en catéchèse, très réceptifs avec un dialogue pertinent, une interactivité dynamique pour découvrir ce que représentent les saints pour les catholiques : « des intermédiaires entre le Ciel et nous qui nous aident à prier » dira une élève de C.M.

Ailleurs des groupes de caté découvrent ce que veut dire : « Je crois à la communion des saints ». Trois veillées pour couples, de styles différents, selon les endroits, ici type Renouveau, ailleurs avec le mouvement Priscille et Aquila journée avec témoignage de couples, temps de prière et de méditation, puis à Clichy soirée paroissiale avec de nombreux jeunes couples. Une soirée où se succèdent temps de louange, conférence pour découvrir le couple Martin, en constatant que si les saints sont d’une époque, ils parlent à toutes les époques par leur orientation de vie. Vénération et bénédiction terminaient la veillée.

Des messes dominicales habituelles jusqu’à celle, en anglais, pour les Philippins à Villeneuve la Garenne, nous sommes passés par toutes les couleurs de l’arc en ciel ! La ferveur des Philippins devant les reliques était palpable, avec ce public fait surtout de jeunes familles. Plus saisissantes encore furent les heures passées, à deux, à bénir, avec les reliques ceux qui, personnes, couples, sont accablés de toutes sortes de maux ou habités de projets de vie hors de portée pour l’instant. Il faut le vivre pour toucher combien c’est un moment de libération que de confier ses souffrances affectives, sociales, de santé, une solitude extrême, paradoxe dans des villes qui grouillent de population. Plus de 700 intentions de prière rapportées à Alençon et la promesse de continuer la prière traduisent que l’événement terminé l’oubli ne s’installe pas… le lien demeure, la prière continue.

Guy Fournier, adjoint au recteur
Témoignage
La rencontre : que c’est beau !
« Habituellement, j’aime à dire : en tant que missionnaires, nous ne partons pas tant pour évangéliser que pour être évangélisés. Ce fut encore le cas dans cette mission. Une première chose doit retenir notre attention : la soif que les gens ont de Dieu et l’accueil qui en découle. Un accueil excellent partout où nous sommes allés, et le constat de qualité de la foi des personnes rencontrées. Et c’est par là qu’il faut commencer. Nous avons trouvé des cœurs parfois plongés dans la détresse humaine, pourtant restés ouverts à l’accueil de ceux qu’ils recevaient. Cela est une réalité évangélique vécue : les missionnaires partent annoncer un message et ils sont reçus. Cet accueil leur a permis de découvrir que les époux Martin, contrairement à ce que l’on peut penser, ne sont pas très loin de nous, car ils ont été confrontés aux mêmes situations.

Là, est peut-être le point culminant de l’évangélisation par le culte des reliques : la rencontre, que c’est beau ! Lors de la découverte, on est capable de déposer, par l’intercession des saints, tout ce que l’on porte en soi de lourdeurs. Que de personnes souffrantes nous avons vues ! À travers cette ouverture du cœur, nous sentons que c’est Jésus Lui-même qui nous réconforte. Cela s’est fait à travers la rencontre des personnes, l’écoute, la parole, l’enseignement. Il existe trois niveaux dans cette rencontre. La rencontre de soi, de ceux qui sont parfois perdus et ne savent plus où aller. La rencontre de l’autre, qui se met à leur écoute. Et enfin, la rencontre avec Jésus par l’intercession des saints. Je suis profondément touché par la qualité et la profondeur de la foi de ceux qui nous ont accueillis, notamment les enfants. Ceux-ci ont fait preuve d’une foi simple et très profonde. Je reviens édifié par les témoignages reçus de personnes qui, malgré les difficultés, ne cessent de garder l’espérance, animant leur foi dans le Christ.»
Frère Jean-Victor